Quand on pratique la course à pied, le cyclisme ou le triathlon, on parle souvent de zones d'entraînement, d'allure, de fréquence cardiaque ou de puissance.
Mais sur quelles bases déterminer ces zones ?
Parmi les nombreux indicateurs physiologiques disponibles, les seuils ventilatoires SV1 et SV2 constituent des repères particulièrement intéressants pour individualiser l'entraînement en endurance.
Ils permettent de mieux comprendre la réponse de l'organisme lorsque l'intensité de l'effort augmente progressivement.
Qu'est-ce qu'un seuil ventilatoire ?
Lorsque l'intensité d'un exercice augmente, notre ventilation augmente elle aussi.
Cependant, cette augmentation n'est pas parfaitement linéaire.
À certaines intensités, des changements apparaissent dans la relation entre la ventilation et les autres paramètres physiologiques. Ces changements permettent notamment d'identifier différents seuils ventilatoires.
Les deux principaux repères utilisés en physiologie de l'exercice sont le premier seuil ventilatoire (SV1) et le deuxième seuil ventilatoire (SV2).
Le SV1 : le premier seuil ventilatoire
Le SV1 correspond à une première modification significative de la réponse ventilatoire lorsque l'intensité augmente.
En dessous de ce seuil, l'effort reste généralement relativement facile à maintenir et constitue une grande partie du travail d'endurance chez les sportifs.
Le passage au-dessus du SV1 marque une augmentation progressive de la sollicitation physiologique.
Le SV1 peut donc constituer un repère intéressant pour individualiser notamment les intensités d'endurance et de travail aérobie.
Le SV2 : le deuxième seuil ventilatoire
Le SV2 correspond à une seconde modification importante de la réponse ventilatoire.
À partir de cette intensité, l'effort devient nettement plus difficile à maintenir sur une longue durée.
Le SV2 constitue ainsi un repère particulièrement intéressant pour individualiser certaines intensités élevées d'entraînement.
VMA, PMA et seuils : quelle différence ?
Les seuils ventilatoires ne doivent pas être confondus avec la VMA ou la PMA.
La VMA, ou vitesse maximale aérobie, correspond à une vitesse de course associée à la consommation maximale d'oxygène dans un protocole donné.
La PMA, ou puissance maximale aérobie, correspond à l'équivalent sur le vélo.
Les seuils ventilatoires donnent quant à eux des informations différentes sur la manière dont l'organisme répond à l'augmentation de l'intensité.
Ces différentes mesures peuvent donc être complémentaires.
Comment mesurer ses seuils ventilatoires ?
Les seuils peuvent être évalués à partir de différents paramètres physiologiques.
Chez Transition, nous utilisons une sonde de mesure des échanges gazeux pendant un test progressif.
Le test peut être réalisé :
sur tapis de course pour les coureurs et triathlètes ;
sur piste d'athlétisme ou en extérieur pour les coureurs et triathlètes ;
sur vélo ou home-trainer pour les cyclistes et triathlètes.
L'intensité augmente progressivement pendant le test afin d'observer l'évolution de la réponse physiologique.
Les données recueillies permettent ensuite d'identifier les principaux repères physiologiques du sportif.
À quoi servent concrètement les résultats ?
Un test physiologique ne devrait pas se résumer à une succession de chiffres.
L'intérêt est surtout de transformer ces données en informations utilisables dans l'entraînement.
Par exemple :
À quelle allure réaliser mes sorties d'endurance ?
À quelle puissance travailler certaines séances ?
Où se situent mes principaux seuils ?
Comment mes capacités évoluent-elles au fil de ma préparation ?
L'objectif de Transition est donc de permettre au sportif de mieux comprendre son profil physiologique pour prendre de meilleures décisions dans son entraînement.
Faut-il être un sportif de haut niveau ?
Non.
Les tests physiologiques peuvent être intéressants pour des sportifs de différents niveaux.
Un triathlète qui prépare son premier 70.3, un coureur qui prépare un marathon ou un cycliste qui souhaite structurer davantage son entraînement peuvent tous avoir intérêt à mieux connaître leur profil physiologique.
La question n'est pas d'avoir toujours plus de données.
La question est de savoir quelles données peuvent réellement vous aider à progresser.
Mesurer. Comprendre. Progresser.
Chez Transition, nous proposons des tests physiologiques permettant d'évaluer notamment les seuils ventilatoires, la VMA ou la PMA, selon la discipline et le protocole choisi.
Vous souhaitez mieux connaître votre profil physiologique ?